Rénover les plafonds d’un laboratoire alimentaire en respectant la règlementation
Lors de l’agencement ou de la rénovation d’un laboratoire, le choix des matériaux utilisés pour habiller les surfaces (murs ou plafonds) doit respecter certaines normes.
Cependant, on doit prêter une attention particulière au plafond pour distancer les problèmes d’hygiène.
Plafond : dégradation du revêtement et source de contamination
Dans un entrepôt agroalimentaire, le plafond surplombe évidemment l’intégralité des pièces. Il peut avoir un impact sur la sécurité sanitaire des aliments et il doit donc être bien entretenu pour répondre aux exigences des laboratoires de transformation alimentaire.
Un plafond possédant un mauvais revêtement (peinture écaillée, plafond rouillé, papier peint qui se décolle, etc.) peut potentiellement contaminer un aliment (marmites, cuves, assiettes, etc.).
Les caractéristiques techniques des plafonds dans un secteur agroalimentaire
D’une manière générale, les plafonds ne doivent pas présenter un risque de contamination pour les aliments.
Pour cela, il conviendra d’utiliser des matériaux ou des revêtements qui sont :
– Lavables pour limiter les dépôts de graisse et les encrassements.
– Etanches et imperméables à l’eau et aux graisses.
– Inaltérables et durables dans le temps pour éviter toute dégradation.
– Résistants aux moisissures et aux champignons.
– Résistants aux produits de désinfection et de nettoyage.
– Parfaitement lisses : en cas de rénovation, tous les trous (provenant d’anciennes fixations telles que les chevilles) devront être bouchés.

Les matériaux à proscrire dans le secteur agroalimentaire
Pour respecter la réglementation du secteur agroalimentaire, il est évident que certains matériaux ne doivent en aucun cas être utilisés.
– Revêtements : le bois (putrescible), le plâtre et le ciment (non-étanches à l’eau et aux graisses) sont à éviter lors de la rénovation du plafond d’un laboratoire alimentaire.
– Peintures : les peintures à l’eau ne sont globalement pas appropriées car ils permettent aux surfaces murales d’absorber l’humidité. Toutefois, il existe des peintures spécifiques (lessivables et non-toxiques) qui peuvent être appliquées dans les locaux agroalimentaires chauds, humides et mal ventilés.
Le PVC : le matériau le plus privilégié dans le secteur agroalimentaire
Le PVC, en raison de son faible coût d’achat, est l’un des matériaux les plus utilisé dans le domaine de la construction. Les laboratoires alimentaires recommandent son utilisation pour la rénovation des murs et leurs revêtements des plafonds. Grace à ses caractéristiques conformes à la réglementation sanitaire, il offre divers avantages que les autres types de revêtements traditionnels n’offrent pas.
Actuellement, le PVC est massivement utilisé pour vêtir les panneaux sandwichs dégradés ou établir également les faux plafonds.
Pour les laboratoires alimentaires qui exigent des lavages à la lance haute pression, les lambris PVC (en version pleine ou en version alvéolaire plus légère) s’adaptent à l’environnement alimentaire et s’avèrent très résistants aux chocs.
Disponible en différentes épaisseurs et en plusieurs teintes, le PVC est économique par rapport aux solutions traditionnelles et ne demande pratiquement pas ni de gros travaux, ni de démolition des structures existantes dans le cas d’une rénovation. Ces travaux d’installation sont simples, rapides et ne demandent que très peu de temps.